lundi 1 novembre 2010

Pinturicchio strikes back


Bigre, hein quand même. Dépassant la tristesse presque infantile qu'une défaite du Milan AC à la maison peut susciter dans mon esprit sensible, on s'est presque régalés comme à l'ancienne avec ce duel piémonto-lombard, qui ressuscitait nos joies adolescentes des années 90, des Baggio, des Vialli, des Albertini, des Maldini, des Chevtchenko...et Del Piero...



Ce type, qui comme je l'ai dit ici un jour mourra avec la classe, a inscrit le but du 2-0, éteignant du bout du pied de ses 36 ans un San Siro vite dégoûté...un génie, un sauveur du beau geste, un empereur de la discipline. 1m73, 17 saisons à la Juve même en série B, 201 buts en 558 rencontres, 27 pions en 91 sélections...on peut en remettre des louches hein : sept scudetti, une ligue des champions, une Coupe du Monde...et une formidable saison 97-98 avec 32 buts, 21 en série A et 10 en C1...



Souvent blessé, régulièrement qualifié de "loser" comme avec la squadra en 2000, parfois arrogant, un rien tête à claques, on se dit presque que malgré un palmarès long comme le bras et une vie somme toute appréciable, sa carrière aurait pu être encore plus magique. Alors on se repasse des best of et des mégamix, et on repense à sa phase de poules de la "Champions" 95-96, avec trois lucarnes en trois matches...nous te vouons une admiration éternelle, ô toi que Gianni Agnelli surnomma un jour "pinturicchio" en hommage au peintre de la Renaissance...

(pas de méprise avec la vidéo suivante, ce sont bien des images de 95-96)








mardi 26 octobre 2010

lundi 25 octobre 2010

Cool Ruler


Bah on était déjà pas franchement ravis de la mort de Solomon Burke, au point de laisser les autres blogs faire bien mieux le petit post hommage qu'on aurait pu bâcler pour la forme, mais avec Gregory Isaacs c'est une certaine idée du reggae lover qui nous abandonne, de l'album culte Night Nurse à sa reprise sublime de House of the rising sun, entendue entre autres dans l'oubliable film Raï de Thomas Gilou, avec Tabatha Cash en civil mais nue quand même...



Greg Isaacs c'était du cool, du détendu, du sexuel depuis le départ et un hit baptisé "Another Heartache" en 1968...de quoi lancer une carrière et une réputation de ladies'man et de libidineux enfumé pour la vie...



Ce serait oublier néanmoins la qualité de son grain de voix, sa popularité et sa propension frénétique à sortir des albums à partir des années 70, sur son label African Museum...avec des chansons d'amour come Sinner Man, ou My only lover ou surtout un Mr Cop troussé à quatre mains avec le légendaire Lee Scratch Perry...



Surnommé "The Cool Ruler", "Dapper Slapper" ou "Jah Tooth" (sans oublier le moins chantant "Hitler", lié à un supposé autoritarisme avec ses collaborateurs) il sortira ses meilleurs disques entre la fin des 70's et le début des années 80...soit Cool Ruler, Soon Forward, Lonely Lover et More Gregory, chaque année entre 1978 et 1981...

Mais le "vrai" chef d'oeuvre selon observateurs, puristes, érotomanes et cultivateurs, reste Night Nurse, livré en 1982. Le morceau-titre est parfait (repris plus tard par...Simply Red, on ne rit pas), mais aussi "Stranger in town", "Hot stepper"...tout s'enchaîne comme un pain d'épices au miel trempé dans le chocolat chaud. Mais Material Man reste mon track favori, car sans doute le mieux produit...





On peut réécouter le disque ici sur Deezer...

Après cet album, c'est un peu la (très) longue traversée du sable mouvant, avec un passage prison pour arme à feu, des soucis de drogue (tiens donc) qui abîment son organe-outil de travail, et une palanquée de best of, greatest hits et autres anthologies produites avec trois francs six sous vendues bon marché sur les braderies de par le Monde...et pour Isaacs pas de Massive Attack pour le rattraper par la tendance, comme les Bristoliens l'avaient fait avec le falsetto Horace Andy...




Tout juste eût-on des news de Greg, parmi les dernières certainement, dans l'inégal docu de Jérôme Lapperousaz, Made in Jamaica, où il chantait Kingston 14 dans une mise en scène en pleine rue. Que le Cool Ruler rest in peace.

samedi 9 octobre 2010

Un nouveau Top pour Toi

Ca devait arriver. Après avoir listé mes films d'horreur favoris, mes morceaux de rap US préferés, et un best of des prods de DJ Premier, voici un nouveau classement qui concerne cette fois des albums ricains de hip-hop. Alors pour savoir si c'était vraiment "mieux avant", ou si ma mauvaise foi jaillit de nouveau, suivez la flèche.

15. KRS-One, "Criminal Minded" (1987)

Bon je triche un peu hein, c'est Boogie Down Productions, mais le KRS reste le pilier du crew, et une légende vivante...46 minutes, conconctées avec le désormais célèbre et célèbré Scott LaRock, et des brûlots ultimes comme South Bronx, Dope Beat, ou évidemment The Bridge is over, qui résonnent encore dans ta tête...




14. Outkast, "Aquemini" (1998)

Difficile d'en choisir un, mais il fallait forcément du Kast dans ce classement. Deux personnalités, un art novateur, un son délicieusement dirty south funk, et autant de disques pour la postérité qui ont à leur niveau révolutionné l'industrie hip-hop...Leur 3e, Aquemini, de la pochette à la dernière seconde, est gonflé, vitaminé, original, et dansant. Parmi les tubes, Rosa Parks, Aquemini, SpottieOttieDopaliscious, et les pistes avec "the ruler" Slick Rick...




13. Common, "Like water for chocolate" (2000)

Une splendeur. Après plusieurs albums presque confidentiels mais de très haut niveau d'écriture, et des beats sous influence soulquarians, Common pose un pied doré dans la cour des grands avec cet album fabuleux, magnifique jusqu'à sa pochette, majoritairement produit par Jay Dee, Questlove, D'Angelo, avec des mélodies planantes, souvent instrumentales, rendant hommage à Fela et d'autres, et des morceaux aussi différents que 6th sense avec Primo, et Cold Blooded pour un son très "Slum Village" pour le coup...




12. Dr Dre, "Chronic 2001" (1999)

Qu'en dire de plus ? Cet album sorti à l'aube des années 2000 malgré un titre trompeur trimballe avec lui une vraie légende. C'est la quintessence inouïe du style Dre, basses survitaminées, invités prestigieux et casting parfait, tubes génialement produits, lyrics immatures et machistes, Eminem, Snoop et Nate Dogg à leur sommet, et une pelletée de hits comme What's The Difference, The Next episode, Fuck You, The Watcher, le sublime Still D.R.E. et son sample de Scarface, mais mon préféré reste Xxplosive...




11. Notorious BIG, "Ready To Die" (1994)

Celui que je considère comme le meilleur de tous les temps, pour sa gouaille, son charisme, ses choix musicaux, et le culte ayant entouré sa mort brutale, devait lui aussi apparaître ici...Cet album où il explose s'écoute étrangement aujourd'hui, un peu vieillot, un peu sombre, presque underground parfois, mais les titres comme Big Poppa restent imparables, en soirée ou ailleurs, et les autres comme Gimme The Loot, The What, et Machine gun funk passent tout seuls...




10. Mobb Deep, "The Infamous" (1995)

Présence obligatoire également, ne serait-ce que pour le crépusculaire et jamais démodé Shook Ones part II, cet album a crée un buzz monstrueux à l'époque, fondateur de la "east coast renaissance", même sa pochette avec les trognes de Prodigy et Havoc méchants en gros plan, et le plan large avec Timberland apparentes au verso...Un machin produit sans trop d'argent, suffisamment sombre et terre-à-terre pour que l'écoute intégrale soit comme avaler un bol de bromure, mais une vraie déflagration...




9. Slick Rick "The art of storytelling" (1999)

"The Ruler", à l'oeil caché par un bandeau et au flow british si particulier, est une star aux USA, mais ce dernier n'a jamais obtenu le succès qu'il mériterait hors du territoire américain, voire une reconnaissance commerciale sur place bien qu'il soit régulièrement invité sur des albums récents comme l'un des piliers du mouvement. Si son premier album en 1988 contenait ses tubes les plus cultes, ce disque superbe dont la pochette le représente écrivant de nuit avec une plume à l'ancienne, reste son chef d'oeuvre.




8. 2pac "All Eyez on me" (1996)

Comme tous les ados, à l'époque je pensais que Pac était bien meilleur que BIG, et j'ai acheté et écouté à fond cet album culte jusqu'à épuisement. Aujourd'hui sa force n'est pas la même, malgré la légende, mais il était gonflé à l'époque de faire un double album qui tienne la route, et celui-ci reste d'excellente qualité. 2 of Americaz most wanted, Can't C Me avec George Clinton, Tradin War Stories, Picture me rollin, How do you want it, Life goes on, Only God...les pistes s'enchainent comme autant de perles. Et ma préférée, ambiance smooth, reste le remix de California Love




7. Jay-Z "Reasonable doubt" (1996)

Avec All Eyez donc, ATLiens de Outkast et IronMan de Ghostface, 1996 reste un excellent cru, et Jay-Z devenu depuis le parrain du business, tient ici une vraie oeuvre d'art. Ce disque s'écoute 14 ans plus tard toujours aussi bien, des tubes Ain't no nigga, Feelin'it, Can't knock the Hustle avec Mary J Blige ou le rigolo Brooklyn's finest avec BIG, et l'un des plus somptueux morceaux de tous les temps, Dead presidents 2, avec ce sample de Nas qui a lancé le juteux beef entre les deux rappeurs new-yorkais...





Avec en bonus la conception du truc





6. Slum Village, "Fantastic Vol.2" (2000)

Sans doute le plus récent des albums choisis par mes soins, celui qui m'a laissé la plus grosse claque certainement. Téléchargé presque par hasard selon un buzz favorable, et les conseils de mon père, j'ai rapidement compris que on tenait là un truc inédit, futuriste, original. La mort de Jay Dee, pièce maîtresse de ce disque, rajoute un peu de culte à l'ensemble.

J'ai écouté cet album 800 fois environ, acheté puis racheté en "galette" neuve, le matin, le soir, la nuit, dans le bus, la voiture, en bonne compagnie, à la plage, partout. Jusqu'aux pistes 11-12, le disque est juste parfait, même si la démarche s'essouffle un tantinet ensuite. Les productions, presque trip-hop, sont merveilleuses, les invités comme D'Angelo, Busta Rhymes, Q-Tip ou Kurupt sont remarquablement choisis, et les tracks sonnent aujourd'hui comme le meilleur du style Dilla...








5. Nas, "Illmatic" (1994)

On passe maintenant des disques cultes aux mythes urbains et artistiques. Faites l'expérience si vous en avez l'occasion, même si longtemps après, écouter Illmatic dans les rues de New York est toujours aussi puissant. Peu de pistes, mais l'explosion d'un artiste si doué pour l'écriture, le quotidien sombre de Queensbridge, les productions dont certaines signées Qtip (One love) ou Primo (Represent) et des morceaux tous restés légendaires...Si vous ne connaissez pas, à écouter ou acheter sans attendre. "cause you never know, when you gonna go"...





4. A Tribe Called Quest, "The low end theory" (1991 !)

Le scandale aurait été que mon groupe favori de la discipline ne figure pas en bonne place dans ce panthéon tout personnel. Tribe possède tellement de qualités, et a créé ce son tellement unique, qu'il est sans démagogie difficile d'extraire un album de cet ensemble protéiforme et délicat. Deuxième album, pochette Zulu Nation à souhait, homogéneité des morceaux, pas une ride malgré le poids des ans, la complémentarité magique entre Phife et Tip, et une série de titres aux allures de best of prémonitoire, comme Check The Rhyme, Jazz, Scenario, Buggin' out et son sample jouissif de Jack DeJohnette. Et un morceau magique, What avec Q-Tip au top de sa forme...




3. Wu-Tang Clan, "Enter the Wu-Tang (36 chambers)" (1993)

Si Infamous était une déflagration, ce disque historique est arrivé dans l'underground new-yorkais comme une lampée de napalm à l'automne 1993, dans un climat tendu de post-Golfe, dépression et nouveau choc pétrolier. Sortis de l'ombre de Staten Island, neuf MC's enfumés et la rage aux tripes sortent peu à peu plusieurs titres lugubres et tapageurs, comme Protect Ya Neck, C.R.E.A.M (à voir dans le très bon docu sur le groupe sorti il y a deux ans) superbement produits par RZA sur des samples de soul poisseux, et New York retrouve une patate violente face au g-funk de l'Ouest. Un mythe, une bombe, un album absolument parfait, que même le pourtant magnifique Forever, quatre ans plus tard, ne parviendra à égaler...








2. Dr Dre, "The Chronic" (1992)

S'il ne tenait qu'à moi, j'aurais foutu ce maudit skeud en tête, comme je l'ai fait avec G Thang pour mes morceaux préférés, mais la portée politique et historique du disque que j'ai mis finalement en 1 ne souffre aucune contestation.
The Chronic est d'une beauté fascinante, introductif au raz-de-marée artistique et créatif que Dr.Dre va impulser par la suite depuis Los Angeles, qu'il s'agisse de Snoop, Eminem, 50 cent, Dogg Pound et tous les autres. Encore plus que le corrompu et éphèmère label Death Row, Dre depuis NWA et jusqu'à The Game récemment, porte sur ses épaules ce style si particulier, reconnaissable entre mille, qui divise puisque généralement on déteste ou on adore.

Une basse surgonflée, une ligne stridente, une ambiance de Hennessy et de gros blunts, des histoires de bitches et hustlaz, et la confirmation d'immenses talents de producteur pour André Cruz. 18 ans après, aux USA, les lycéens cailleras et bourges continuent dans une étrange unité à fredonner des hymnes à la défonce et au dance floor au langage si fleuri que Let me ride, Deez nuts, ou le sublissime "Ain't nuthing but a G thang", baby !













1. Public Enemy, "It takes a nation of millions...(1988)"

On touche au but, et on pourrait presque consacrer un post entier, voire plusieurs, à cet album-là. Je l'ai tellement écouté que le boitier est pété des deux côtés, la pochette ne tient plus, les rayures sont plus prononcées. Accusé de tous les maux dès la fin des années 80, comme du racisme anti-blanc ou de l'antisémitisme, groupe insaisissable, sans concession, militant assumé pour le black power et contre les restes de discrimination à travers les états du Sud (lire pour cela l'incroyable anthologie du hip-hop de Jeff Chang, Can't stop Won't stop qui consacre un chapitre à PE), Public Enemy reste sans doute le pilier du hip-hop le plus connu, le plus sulfureux, et le plus respecté.

Il s'agit également d'un deuxième album (un signe ?) qui pour info a terminé 48e du prestigieux classement de Rolling Stone des "500 albums de tous les temps". 57 minutes 51 secondes de rage brûlante, de discours militants, de soul acide...jamais sans doute le bagout à voix grave de Chuck D. et la faconde nasillarde de Flav n'ont été aussi complémentaires, et revendicatifs. Funk crade, références à James Dean, aux Beastie Boys, aux Smiths, à Farrakhan, des samples venus de partout, de Bobby Byrd à James Brown, en passant par Kurtis Blow ou Malcolm X, c'est un joyeux et sombre pamphlet que le groupe de Long Island sort cette année-là, en 1988, avec toutes les polémiques qui vont accompagner son succès. Aujourd'hui encore, la page wikipedia du disque étonne par le nombre de références positives, et classements cultes, dont cet album a fait l'objet. En voilà donc un de plus...












Voilà, et comme d'hab à la fin je tente de me justifier un peu, surtout pour la forme, face aux remarques qui fuseraient. Je me suis bien pris la tête pour classer, soupeser, choisir et donc éliminer. Sachez par exemple que Mos Def, "Muddy Waters" de Redman, "Black Sunday" de Cypress Hill, "Marshall Mathers" de Eminem, "Only built for Cuban Linx" ou plusieurs albums des Roots, Clipse, ou Gangstarr sont passés tout près, mais il fallait allier culte, succès commercial, prise de risques, ressenti et sonorité globale.

Enfin les haterz comprendront qu'avec un tel palmarès il est un peu difficile aujourd'hui de s'emballer tout à fait pour Lil'Wayne, Orelsan ou Drake...

vendredi 8 octobre 2010

As sampled from #7


Bon, vous connaissez tous What's the difference, perle parmi les pépites du chef d'oeuvre danso-producto-rentabilo-pro Chronic 2001 de Monsieur Dre, piste numéro 7 et son ayant un poil vieilli mais très peu (depuis 1999 tout de même) qui convoque Eminem et le surestimé Xzibit, morceau dans lequel le Doc évoque avec émotion ses beefs passés avec Eazy-E entre autres. On s'en souvient en images.



Ce qu'on sait moins, peu, voire pas du tout c'est que le sample utilisé en matrice vient d'un très beau morceau d'un autre gentleman, pas du même age, ni du même style, le fameux "grand Charles" Aznavour, Parce que tu crois...



Amusant, non ? Et pour boucler ce petit intermède musical, on peut ressortir la version charts du sample signée Blu Cantrell (disparue depuis, au sens pas retrouvée) et cette buse sympathique de Sean Paul, qui a egayé je ne sais plus quel été, ça s'appelle Breathe...


allez un petit bonus


jeudi 7 octobre 2010

La praline à Pirlo


Bon, avec un peu de retard dû au retour de République Tchèque, où nous sommes passés par toutes les émotions comme d'hab avec une équipe de France de basket, soit un passage près de l'exploit en quart contre l'Espagne, et un décrochage irréel pour perdre le même match (les Bleues terminant finalement en 6e place), je reviens parmi vous lecteurs insatiables.

Au départ j'aurais souhaité parler de la grave fracture de Ben Arfa par Nigel "démonte" De Jong, pour revenir en images sur les blessures les plus atroces - visuellement parlant - des jambes cassées du foot, au sens propre du terme. Soit Larsson, Cissé, Wasilewski, etc mais réflexion et visionnage de certaines images sur ce blog, rien à faire je suis trop une petite nature.
Et sur le sujet, on doit être douze à tout casser en France dans ce cas, mais j'ai eu de la peine pour le jeune attaquant, qui a sans doute beaucoup de défauts mais reste un génie incompris dans un monde trop grand pour lui, et qui pour le coup n'a vraiment pas eu de chance cette fois-ci...

Alors, pour garder une image d'avantage positive de ce week-end marquée, apparemment (pas vu) par un "vrai" sommet de Ligue 1 entre les Verts et Marseille je vous glisse la praline dantesque et sublime de pureté de Andrea Pirlo, le chevelu milanais qui sera bientôt atteint par la limite d'âge, et dont l'image publique sans doute tronquée, le sourire rare et le talent par intermittences, fait écho à celle d'Hatem Ben Arfa...


lundi 27 septembre 2010

Never alone


Plus de respect, ma bonne dame. Les valeurs, même les plus cultes et ancestrales, se perdent, même si concernant les rivalités historiques de fans anglais c'est de bonne guerre et un peu moins assassin que les bastons mortelles des années 80. Cette violence soi-disant "éradiquée" du foot anglais, la bonne blague, alors que la politique de tri social permise par le coût exorbitant des billets a simplement déplacé le hooliganisme vers les divisions inférieures, mais bon c'est pas le sujet ici.

Il concerne le mythique "You'll never walk alone", que les amateurs m'excusent, chant culte et symbole des scousers, ou fans de Liverpool pour soutenir les leurs, écrite pour une comédie musicale en 1945, popularisée par l'après-guerre, reprise ensuite pas un pannel aussi varié que Elvis, Johnny Cash, Pink Floyd (avec Fearless), des groupes punk etc etc, et hymne également des clubs du Celtic Glasgow ou de Sankt Pauli en Allemagne...









Dans ce chant, il est en gros question de "Continue de marcher, avec l'espoir dans ton cœur, Et tu ne marcheras jamais seul, Tu ne marcheras plus jamais seul" et c'est évidemment plus beau en anglais, chanté par 40.000 poitrines.
ET DONC j'ai découvert récemment en discutant avec un journaliste de l'AFP fan absolu de foot et de tribunes en général, que des clubs rivaux - enfin leurs fans - avaient tourné en ridicule cette chanson pour mieux moquer la pauvreté endémique de Liverpool et sa région, l'hymne devenant (niark niark) "You'll never get a job"...












Ce qui donne évidemment lieu à de jolies passes d'armes en tribune. Dans un esprit "banderole" : méchant, de mauvaise foi, provocateur mais tellement indispensable. Tiens d'ailleurs, trouvaille pour trouvaille, je vous glisse ce blog qui a réussi à réunir le meilleur du pire des banderoles de foot de Ligue 1/Ligue 2 de ces dernières années, avec du Ribéry, du "vos pères inventaient le cinéma" et autres joyeusetés dedans...

Nostalgie NBA, épisode #1

Big up à MONSIEUR Kevin Johnson, ex-meneur des Suns période finales 93 et nouveau maire de Sacramento (Californie), qui m'a fait un clin d'oeil hier sur Twitter après que j'ai mis en lien cette vidéo, et ce dunk culte...

jeudi 23 septembre 2010

A la Turque












Bow to the king


Bon c'est vrai, j'aurais pu reprendre la main avant, notamment pendant ce Mondial de basket où certaines de mes photos ont filé sur Facebook ou Twitter (à suivre dans mon prochain post). Mais entre Twitter, justement, la (double) paternité, les congés, la flemme, tout ça...inspiré par le hermano montpeliérain Tertulia, je remets moi aussi, doucement pour recommencer, les mains dans le bouzin pour divertir les masses férues de sport et autres activités décontractées.

Actuellement en train de terminer la bio "définitive" (pas d'autre terme en l'espèce) d'Eric Cantona par le brillant Philippe Auclair, j'ai eu envie de glisser 2-3 vidéos du King. Bon vous me direz que je me foule pas pour un retour, c'est vrai. Mais c'est déjà ça et je fais ce que je veux. D'autant que, sans être spécialement original, il est difficile en tant que fan du foot et de football "total" - soit offert par des caractériels géniaux comme Diego, Canto, Hagi, Stoichkov, Archavine, Benarbia, Van Bommel ou...Raynald Pedros - de résister à une telle légende...



Ce livre (en anglais pour le moment, la trad française est attendue bientôt) fourmille comme il se doit d'anecdotes savoureuses, notamment glissées par des pontes du foot de sa Majesté, on y comprend que seuls des "pères de subsitution" comme Roux, Mézy ou Ferguson ont su utiliser une telle perle en lui faisant confiance, on y entend des vertes et pas mûres sur Tapie, Goethals ou Howard Wilkinson, et de la description des buts cultes à l'analyse superbe de la personnalité de "Picasso", on ressort ému, ébloui, à jamais fan comme un gamin...

Puis comme le foot c'est la vie, les footeux restent des hommes, avec leurs défauts, leur immaturité, leurs coups de sang, leur excès face à des injustices trop personnelles, et à l'époque on restait pas dans le bus on en fracassait les vitres...
Et on peut ressortir la vidéo de son retour de suspension, en 1995 contre Liverpool. Les vibrations du public font toujours autant frissonner...

mercredi 7 juillet 2010

DNCG + SCB = CFA



La formule ci-dessus n'emprunte hélas pas son contour à une quelconque équation mathématique. Mais bel et bien à une actualité tristounette en provenance de l'Ile de Beauté. Le Sporting Club de Bastia, équipe qui a façonné mon amour du foot, de l'ambiance "particulière" de stades, et produit mes premiers émois adolescents, se retrouve rétrogradé en CFA, après une descente en National, n'ayant apparemment pu réunir les fonds nécéssaires pour survivre, même à ce piètre niveau de Division 3.

Plus précisément, malgré de nombreuses subventions dont a fait part le club corse : une de la part de la Collectivité territoriale de Corse, qui s'élevait à 800 000 euros, et une autre du conseil général de Haute-Corse à hauteur de 150 000 euros, pour combler le déficit de 1,2 million d'euros.

Qu'on se comprenne bien, je ne viens ici armé de sentiments populistes pour attaquer ces "pirates" de la DNCG, de la Fédé, de la Ligue etc etc...Et, plus important, je tends à considérer que la série de descente(s) du club est plutôt méritée, lorsque on observe des critères aussi implacables que les résultats sportifs, le budget, l'affluence, le projet, autant de voyants dans le rouge depuis plusieurs années, sans oublier ce qui n'arrange rien les histoires d'argent ou de "faits divers" après des injures racistes ou bastons, qui terminent de dessiner une ambiance peu riante du côté de Furiani...



Non ce billet me sert surtout à exprimer une vraie nostalgie, celle de la fin des années 90, en vrac des retrouvailles de la Ligue 1, des sandwiches au figatellu, des bombes agricoles, des tribunes pleines, du stade vétuste, des bastons dans les vestiaires, des attentats sur le terrain, de la furia qui faisait remporter des matches face aux gros en direct sur Canal, de Fred Antonetti, Bruno Valencony, Lubo Moravcik, Anto Drobjnak, Stéphane Ziani, RCFM, France 3 Corse, et les visites apeurées rasant les murs des équipes de Téléfoot une fois l'an...





Alors bien sûr cette période n'est pas que reluisante, le club et le foot corse en général n'auront su au fil du temps se débarasser de leurs (nombreux) démons, et nombre de ces caractéristiques étonnantes nous couvraient des clichés : les bagarres, les menaces, les tribunes bouillantes où très peu de supporters adverses venaient se risquer. Mais en bon Corse, je me sens le devoir de pleurer ce temps béni où deux clubs corses flirtaient avec l'élite, pour des derby passionnés à défaut d'être passionnants...








Sans oublier non plus que grâce à certains bijoux sur le terrain (Ziani, Drobnjak, Rodriguez, Née, André, Moravcik, Essien et d'autres) le club est tout de même parvenu, avec ses moyens limités, à terminer 7e en 97, 8e en 2001, avant une 19e place et une descente en 2005. On ne pensait pas que celle-ci en amènerait d'autres. Et aujourd'hui on n'a pas d'autre choix que de regarder un peu plus qu'avant sur un passé presque glorieux...



















mardi 15 juin 2010

Souvenirs, souvenirs

Ah si la World Cup en cours pouvait nous offrir ce genre de choses...

mercredi 2 juin 2010

Premier sur le rap


Après avoir rendu hommage comme il se doit ici même à Guru, petit focus en ces beaux jours de printemps sur DJ Premier, tête pensante de feu le duo Gangstarr, et très certainement l'un des plus grands génies du hip-hop de l'histoire, voire de la musique en général, en compagnie de Quincy Jones, Questlove, Dr. Dre, RZA, Phil Spector, 9th Wonder, Pete Rock, Jay Dee, Rick Rubin, et Valéry Zeitoun.

Passons rapide sur la bio du gars, qui hormis Gangstarr aura participé à des projets solo, ou encore le groupe Buckshot Lefonque, mais surtout évidemment une pelletée de productions pour presque toute la scène hip-hop américaine, voire de temps en temps des artistes plus "pop". Et quoi de mieux pour parcourir tout ça qu'un bon vieux Top Ten comme on les kiffe ?
Ou tiens, un top 15 pour déconner...

15. Snoop Dogg "The one and only"

Mais oui, par moments, le son du Primo est soluble dans la West Coast...



14. Jay-Z "So ghetto"

L'une de la demi-douzaine de collaborations entre les deux princes de NY, pour un résultat pêchu et gouaillard.



13. Notorious BIG "Unbelievable
"


On touche au sublime quand deux génies d'un tel calibre travaillent ensemble. Ce son, peut-être le plus "traditionnel" des trois combos Big-Primo, est une référence. Décontracté, flow posé et lyrics brillante. Un classique.



12. Big L ft Big Daddy Kane "Platinum Plus"

Pas un morceau forcément grandiose, mais chargé d'émotion entre le regretté Big L et le vétéran Kane. Et une prod' démente, osée, baroque, magnifique...



11. Nas "Represent"

Sublime également, l'une des dernières pistes du cultissime "Illmatic" de 1994. Rien à dire, juste à écouter.



10. Limp Bizkit ft Method Man "N 2gether now"

J'ai hésité à le glisser, considérant la pauvreté du flow et du charisme de Fred Durst, qui commence le morceau. Mais l'instru parfait et le premier couplet de Meth passent par là...



9. Christina Aguilera "Still dirrty"

Pour cette incursion dans un milieu plus pop, Primo rebooste des vieux cuivres et samples soul pour trousser plusieurs productions sur l'album de l'ex-rivale de Britney. Une vraie réussite.



8. KRS-One "Outta here"

Responsable de plusieurs morceaux sur l'album culte "Return of the boom bap", en 1993, DJ Premier signe ici une prod sauvage et nerveuse, tonique et musclée, parfaitement calée avec le flow du grand KRS.



7. Notorious BIG "Kick in the door"

Presque parfait, voire parfait. Une longue intro avec le "Mad rapper", un instru qui recycle admirablement le "I put a spell on you" de Screamin Jay Hawkins, des lyrics drôles et percutants, ça passe tout seul et ça ne vieillit pas.




6. Das EFX "Real hip-hop"

Tube parmi les tubes, culte parmi les cultes. Quinze ans après, cette ligne de basse claque toujours aussi bien.



5. Capone-n-Noreaga "Invincible"

Ce track aurait pu être le premier, il est parfait aussi. Signant le retour en duo de Capone et Noreaga en 2000, la production est sublime, jazzy, vitaminée as usual. Et les couplets très bons. Du très bon.



4. Royce da 5'9" "Boom"

On sait pas trop ce qu'est devenu l'ex-intime de Eminem, mais avec ce morceau Royce est longtemps resté dans les soirées et les mix hip-hop. Les voix samplées sonnent comme une référence du style Primo, comme l'extrait de Lady of Rage sur le refrain. Du grand art.



3. Gangstarr "Full Clip"

Juste parfait...



2. Notorious BIG "Ten Crack Commandments"

Chef d'oeuvre lugubre de l'album plus "commercial" Life after death, ce manuel du dealer de crack est une pièce rare. L'instrumental aussi...



1. Nas "Nas is like"


Difficile de choisir un numéro 1, mais ce morceau est sans doute le plus dansant, le plus connu, le mieux produit, le mieux rappé, et le plus "pur" du style DJ Premier.



Voilà bon j'aurai pu ajouter du Gangstarr, du Brand Nubian, Mos Def, etc etc mais faut toujours pondérer et trancher.
Bises.

On écoute et on respire

lundi 31 mai 2010

Brown Sugar


Je connaissais pas ce mec, Shannon Brown, ex-Cavs et néo-Lakers, au physique improbable et au nom de star du R'n'B, mais il décolle sèvère. Voici deux mix de ses dunks les plus impressionnants, porté par une détente de grand malade. On commence par un dunk raté qui aurait pu être le geste du millénaire. On termine par un contre sauvage sur sa personne...








As sampled from #6

En lumière aujourd'hui, le joli morceau "Petite Fleur", popularisé par Chris Barber ou Sydney Bechet, repris par le regretté groupe pseudo-improvisé "The Firm" qui réunissait en 1997 Nas, Cormega, AZ et Foxy Brown. Et un tube éphèmère, magnifiquement produit par Dr.Dre, "Phone Tap". Enjoy, people.



As Catwoman said

vendredi 21 mai 2010

Merry Barry

La plus belle scène de l'un des plus beaux films de l'histoire...

mercredi 19 mai 2010

Bilan, perspectives

Les championnats de foot du Vieux Continent sont désormais terminés, vous n'échapperez évidemment pas à un billet "bilan" sur les enseignements et réalités du ballon rond européen...
Moteur, action.

France : Ricard, Chablis et polémiques

Etrange, la fin de saison en Ligue 1. Entre un parcours bordelais soi-disant faussé par les témoignages d'affection de la FFF à Laurent Blanc, quand les maux semblaient pourtant plus anciens et plus profonds, et la mouise de Lillois qui auront sans hésitation pratiqué le plus beau jeu français de l'année, on oscillait entre la joie légitime pour les Marseillais et le goût bizarre du truc qui foire un peu.

Sur Bordeaux, qu'on soit fan ou pas, difficile de ne pas relever l'inouïe catastrophe de la deuxième partie du championnat. Les Brésiliens, Chalmé et certains autres auraient-ils trop abusé lors des fêtes ? pensaient-ils que le championnat était déjà joué ? les matchs ratés par Ciani, pourtant ex-recrue de l'année, face aux Espagnols ou Lyon ont-ils conditionné la suite ? Entre ça, l'imbroglio Blanc, ces salauds de médias évidemment, la méforme de Gourcuff à l'entrée de l'hiver, les blessures et une incroyable mouise face au but lorsque tout semblait entrer auparavant, 2010 fut une véritable année horribilis pour les Girondins. Sans Europe, sans avenir défini, et sans Chamakh, salué comme il se doit pour son implication sur plusieurs saisons.

Pas besoin d'en remettre une couche sur Marseille, dont le titre fut vécu en direct par votre serviteur et salué dans ces mêmes colonnes. On pestera donc en faveur des Lillois, qui méritaient largement la "Champions" pour leurs nombreux efforts, leurs matchs-référence, et leur jeu à petites touches et petits espaces, relevé par le mirifique duo Gervinho-Hazard. Peut-être une prochaine fois. Concernant Auxerre, on a enfin retrouvé le bon vieux public français et les 60 millions de râleurs - plutôt calmes cette saison au regard de la belle qualité du championnat - prompts à s'exciter sur la présence des Bourguignons en C1 l'an prochain.

Et pourquoi pas ? Au-delà de la rélle indigence du contenu de son jeu par moments, Auxerre n'a beau pas être sexy avec des trognes comme Jelen ou Pedretti, ça défend solide et serein, ça marque des buts, et ça mérite d'y aller. En tous cas pas moins que Toulouse, explosé par Liverpool l'an passé, ou Guingamp, dynamité par l'Inter Milan au Roudourou en 97...Et ça reste, ne l'oublions pas, le meilleur moyen d'aller mater de la Champions League à 1h45 de Paris, avec chablis et petits fours dans le cornet.

Pas grand-chose à raconter sur le reste, on a bien aimé les réactions d'orgueil chez les promus de Ljuboja, Thil et du jeune coach manceau Arnaud Cormier. Chez les joueurs, on retiendra les saisons, en vrac, de Lucho Gonzalez, Kevin Gameiro, Yohan Cabaye, Anthony Le Tallec, Eden Hazard, Issar Dia, qu'on aimerait tous pécho à l'OM l'an prochain...




Enfin, rien de nouveau sous le soleil du PSG. On pisserait dans un violon en fustigeant les débordements de supporters, ou en chargeant le club et les pouvoirs publics considérant que ce problème est par nature imprévisible, presque insoluble, qu'il dépend des capacités cérébrales de gens perdus pour la science, et en partie des résultats du club. Il ne faut pas oublier que cela donne lieu à des images saisissantes de violence, à un piètre spectacle pouvant conduire à la mort, et à une ambiance toujours plus puante autour du Parc, pour le simple passant, la famille en goguette voire le journaliste venu simplement faire son taf.

Sur les résultats, il suffirait sans doute pour la première fois depuis 1994 que le club affiche des objectifs modestes en début de saison, pour ne pas alimenter les fameuses "crises du PSG", devenues un marronnier. J'ai beau ne pas être fan du club, Paris et le Parc méritent mieux. Comme en témoignent ces étonnantes images, soulignées par mon ami Tertulia Sporting Club, en tribune Auteuil lors du match face à Montpellier...




Angleterre : implacable machine

Bah, après tout...Chez Honky on préferera toujours Liverpool, voire Manchester United pour son lot de légendes (Keane, Giggs, Rooney) à Chelsea, sorte de quintessence du foot business clinquant des années 2000. Mais rien à dire, ou presque, sur la saison mammouth des Blues, l'extraordinaire Drogba, les très bons Flo et Nico, les scores-fleuve. Manque une Ligue des Champions, maintenant. Mais tout sauf un scandale. La faillite de Liverpool est bien plus problématique et difficile à vivre. Et chapeau, encore une fois, à Wayne Rooney, pour une saison hors du commun.



Espagne et Italie : usines à trophées

En Liga, on se dit limite que l'événement de l'année restera l'élimination du Barça par l'Inter en Ligue des Champions, renvoyant aux orties les panégyriques sur "l'équipe du millénaire" et ce si beau jeu, légitimement loué la saison passée. Mais bon sans Iniesta la plupart du temps, avec le pseudo-psychodrame Henry, et dans la foulée du "hold-up du siècle", toujours mal digéré au Camp Nou, le départ d'Eto'o PLUS 45 millions (on a toujours du mal à y croire) pour un Zlatan qu'on adore, mais qui a un relativement foiré ses débuts.

Merci donc à l'Inter d'avoir enfin donné des migraines à Guardiola sur la manière de contrer le feu latin des Catalans, merci à Barcelone et à un Real honni ici mais souvent énorme, d'avoir fait durer le suspense jusqu'au bout, et difficile de se quitter sans revoir des extraits de la saison de l'extra-terrestre Léo Messi.



Enfin, l'Inter justement, qui comme Barcelone a chopé un nouveau titre presque comme à l'entraînement, décontracté du protège-tibia, grâce au meilleur coach du monde et qui mériterait aisément de remporter la "Champions". Chez Honky on l'a déjà dit, on préfère le Milan AC et surtout la Roma, mais entre Mourinho, la réussite insolente des transferts (Eto'O, Milito, Lucio, Sneijder et Thiago Motta) on est forcé de s'incliner. Et on regardera dépité la très belle saison réussie par le "nouveau Francescoli"

vendredi 14 mai 2010

Don Diego


Petit retour rapide et en retard sur la finale de l'Europa League, un match regardé en diagonale entre trois biberons, pas excellent mais pas désagréable, mais le BIG GAME livré par Diego Forlan, attaquant urugayen qui croisera la route de la France et de sa défense en chantier en Afrique du Sud, restera dans les rares mémoires des losers qui s'interessent encore à l'ex-coupe de l'UEFA.

Le mec baptisé "Furlan" par Thierry Roland a inscrit les deux buts de la victoire au meilleur moment, tout en finesse et puissance, après avoir éliminé Liverpool presque à lui tout seul en demi. Critiqué dans les tribunes de Calderon pour son (relatif) manque d'efficacité cette saison, celui qui mélange le physique de Simply Red, Difool et Karel Poborsky, est pourtant un buteur des plus solides.




Pichichi en 2005 (25 buts) et la saison dernière (32 !) il en est à 18 cette année en Liga. Mais l'ex-Mancunien a permis, presque sur ses seules épaules, au "deuxième" club madrilène de remporter son premier trophée européen depuis...48 ans.


lundi 10 mai 2010

Totti Frutti

L'Empereur a encore frappé. Lointain descendant des princes et seigneurs de la Ville éternelle, Francesco Totti a prouvé une nouvelle fois hier que son empreinte sur le foot italien sera longue à effacer.
D'autant que son joli coup s'accompagne cette fois d'une belle histoire de contexte. Quelques jours plus tôt, l'attaquant avait été exécrable et justement expulsé lors d'une finale sulfureuse de la Coupe d'Italie face à l'ennemi de saison, l'Inter Milan. Critiqué, il attendait tapi dans l'ombre des vestiaires de faire ce que font les grands joueurs ainsi placés le dos au mur.

A savoir, marquer. Et deux fois, s'il vous plait. A la lutte jusqu'aux dernières secondes du championnat avec les Milanais, bousculés et menés hier par le Cagliari 1-0, les joueurs de l'AS Rome ont privé San Siro d'une fête programmée, en s'imposant 2-1 grâce à Totti. Puis Totti. Pas encore suffisant sans doute, on verra samedi, pour choper le titre.




Si ce dernier a plaisanté hier sur sa "dernière saison en activité", il est un véritable Panthéon à lui tout seul. Palmarès solide, avec 1 scudetto et quelques coupes dont la Coupe du Monde, 244 buts en 569 matches avec la Roma. Et surtout une fidélité sans faille à sa ville natale, où il est encore plus qu'une star, aidé peut-être par des émoluments de 458.000 euros mensuels...
A 33 ans, l'âge du Christ.