vendredi 5 février 2010

Class of '87


Aujourd'hui j'ai envie de rendre hommage aux années 80, leur esthétique criarde, leurs synthétiseurs, leurs objets culturels un peu foireux mais qui ont marqué et bercé - qu'on le veuille ou non - nos enfances ou adolescences. Alors pour combien de catastrophes pénibles - Club Dorothée, François Feldman, le Heysel ou un nouveau choc pétrolier (dans le désordre), combien de petites pépites nous ont fait rêver ?

J'ai nommé en vrac Tina Turner, le Pepsi, Prince et MJ, puisqu'il faut bien reconnaitre que notre part de rêve à l'époque - sauf si on était privé de télé et de cinéma ou avec des parents très adeptes des républiques soviétiques - venait de chez l'Oncle Sam. Le skateboard, les premiers clips, les hamburgers, les gratte-ciels et les Gremlins, les Nike et les premiers émois (déjà) avec John Carpenter.

A l'époque, gamin en Corse, j'étais absolument fasciné par New York et chaque séquence de skyline, de Ghostbusters au Bûcher des Vanités en passant par Cocktail avec Tom Cruise, passait au ralenti sur le magnéto.


Aujourd'hui lorsqu'on se promène dans Manhattan on a du mal à imaginer que les années 70-80 "craignaient" dans Big Apple, et que Times Square ou d'autres zones étaient à éviter pour les touristes...

Bref, j'ai choisi aujourd'hui de faire une dédicace à ces années de faste et de stupre, de fluo et de gym tonic, de cocaïne et de rock délavé, en portant mon regard sur 87, année parfaite. Comme dit d'ailleurs RZA, rappeur et producteur du Wu-Tang Clan pour le profane, "87 that was my favorite shit"...

Pourquoi 87 donc ? Déjà parce que personnellement c'est la première année où mes souvenirs sont suffisamment solides. J'avais 7 ans et comme mes potes de classe je voulais "faire le grand" et prétendre avoir vu le film de la veille or qu'il en était rien, c'est donc en fixant longuement les photos du cinéma placé sous mon école que je me projetais dans l'univers fictionnel.

1987 en films par exemple c'est Wall Street de Oliver Stone, qui pour le coup en connait en rayon en foirades cocaïnées. Ou encore Angel Heart, Bagdad Café (cette affiche !) Les Incorruptibles, Dirty Dancing, Full Metal Jacket, le Grand Chemin, Princess Bride, les Sorcières d'Eastwick...

C'est aussi "Le Prince des ténèbres", l'un des meilleurs John Carpenter, déjà salué dans mon classement des films fantastiques, et un générique parfait...




C'est aussi - pour rester dans cette esthétique brutale années 80, le film Predator, vraie réussite marquante pour le duo Schwarzy-Mc Tiernan, dans la jungle avec une bêbête qui voit en infra-rouge et se déplace en scred'. Et cette magnifique réplique "Stick Around".




Ou enfin, le quelque peu daté aujourd'hui mais tellement violent, tellement couillu, tellement fou Robocop de Paul Verhoeven, avec ses scènes choquantes inoubliables, son scénar balèze, la musique de Basil Poledouris, oeuvre d'un génie injustement soupçonné de fascisme alors que ses films d'anticipation dépeignaient déjà les chimères de nos sociétés entre deux décennies et deux modernités. Big Up.

En musique, pour terminer, 1987 c'est au mois de mars Prince qui délivre son album double et chef d'oeuvre Sign O'the Times, à la pochette sublime et empli de tubes comme Dorothy Parker, U got the look, If I were your girlfriend, The Cross, Strange Relationship, Hot thing...un monument.




Sauf que, sauf que, la même année au mois d'août Michael Jackson lâche son Bad. S'il n'est pas mon préféré de MJ (c'est Off the Wall), s'il contient le morceau que je préfère de lui (Man in the mirror), si on a tous kiffé le clip de Scorsese pour Bad, et qu'on est beaucoup à avoir essayé la choré de Smooth Criminal, c'est bel et bien ce morceau moins connu avec Stevie Wonder, Just Good Friends, qui garde mon attention. Peut-on imaginer un morceau qui sonne plus eighties qu'un truc pareil ? Compliqué. Bises.



BONUS : En foot, 87 c'est le titre de Napoli avec Diego. Petit rappel en images.


1 commentaire:

  1. merci d'avoir choisi pour votre blog un de mes wallpapers (robocop) ! bonne continuation .

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