mardi 9 mars 2010

Most Jeff


Revenons en quelques lignes sur l'Oscar certainement mérité (pas vu Crazy Heart) décerné à l'ami Jeff Bridges on va dire pour "l'ensemble de sa carrière", qui l'a vu trimballer sa carrure, ses cheveux généralement longs, et sa voix de basse à la limite de la nonchalance dans des films comme Tron, Starman, Suzie et les Baker boys, Iron Man, et bien évidemment son incarnation du Dude...

Il est d'ailleurs amusant de noter que celui que j'ai longtemps confondu avec Kurt Russel (ça s'explique pas, la faute sans doute aux cheveux et à leur présence à tous les deux dans des films de Carpenter) a commencé sa carrière au ciné en étant nommé aux Oscars en 1971 "meilleur second rôle" à 22 ans pour sa prestation dans "La dernière séance" de Peter Bogdanovich, film un peu oublié aujourd'hui d'un génie sous-estimé, à la photo sublime, l'un des longs-métrages "piliers" du fameux "Nouvel Hollywood" impulsé par Spielberg, De Palma, Scorsese, Arthur Penn, Altman etc etc...



Et sans refaire la filmo du mec en détail, on peut effectivement relever "Thunderbolt & Lightfoot" de Cimino avec Eastwood, voire même "K-Pax" avec Kevin Spacey, "Tucker" de Francis Ford Coppola, et donc "Suzie et les Baker boys", où deux musiciens de jazz enserrent Michelle Pfeiffer, partageant l'affiche avec son bro Beau Bridges. Ne manque plus que son père Lloyd Bridges, acteur prolifique dans les années 40 et 50, surtout connu aujourd'hui par ses prestations cultes dans "Y'a t'il un pilote dans l'avion" et "Hot Shots" et cette fameuse réplique déclinée en multiples addictions : "c'était pas le bon jour pour arrêter les amphétamines"
(désolé pour la mauvaise qualité de l'image)





Et s'il y eut des moments moins porteurs dans sa carrière, comme Seabiscuit, Arlington Road, King Kong (1976), on se souvient surtout de deux très beaux films : d'abord Starman de sa majesté John Carpenter, qui en 1984 surfait sur le créneau extra-terrestre (Explorers, Mac et moi, E.T.) mêlant science-fiction, romance et comédie.









Ce qui nous amène au chef d'oeuvre ultime des frères Coen, le truc qui n'a jamais cessé d'être culte, le film qu'on porte sur des t-shirts, des mugs, des aimants frigo à New York et ailleurs, le film que les geeks connaissent par coeur. A la fois drôle, burlesque, humour noir, bruyant, violent, fantasmagorique, j'ai nommé The Big Lebowski. Big Up (shut the fuck up, Donny)


















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