vendredi 30 avril 2010

Le joli coup de Mou


Un peu en retard, dans une période où l'actualité file à la vitesse d'une souris sous acide, j'avais envie de revenir sur la qualification de l'Inter Milan mercredi soir, pour la finale de la Ligue des Champions, sur la pelouse pour une fois triste du Camp Nou. Je ne suis pas, loin de là, un fan de l'Inter Milan, club "froid" par excellence, machine à titres sans supplément d'âme, et enchevêtrement un peu bling-bling de vedettes internationales cousues d'or. Je préfère de loin la Roma ou le Milan AC.

Mais je reconnais bien volontiers l'excellence de cette qualification, et du parcours des Nerrazzuri en général, si on excepte le tour évidemment pénible face au CSKA Moscou, les duels face à Chelsea et Barcelone sont presque historiques. Rigueur, flamboyance, défense serrée contre les Catalans, avec un Messi qui ressemblait à un enfant gâté privé de joujou, et une charnière Lucio-Samuel plus solide qu'un solo de Lars Ulrich.

Et derrière ces festivités on pouvait deviner non pas "l'acharnement" d'un seul homme mais la victoire d'un coach comme on en fait plus beaucoup. Agaçant comme toutes les stars, mégalo comme tous ceux qui réussissent, José Mourinho est devenu en six ans mas que un coach, une sorte d'entreprise à lui tout seul, d'entité parallèle, de phénomène en 3D. Cabot, chafouin, sanguin, ramenard, le bonhomme a déjà presque tout gagné et il peut parader en paix.


Mercredi soir il a "tout donné à son public", danse, invectives, dialogue improvisé avec Guardiola, et gestes désagréables vis-à-vis d'un public qui le déteste en majorité.
Après avoir qualifié les siens, le (very) special one a dansé sur la dépouille du Barça, et rien que pour son bras tendu à la fin et son regard fièvreux de grand malade, on l'aime encore plus.

Big up.













jeudi 29 avril 2010

dimanche 25 avril 2010

Pinturrichio

Rien à faire, ce type mourra avec la classe...

As sampled from #5


A l'honneur aujourd'hui dans notre petite chronique du sample, le très joli morceau de Dorothy Moore, "I forgot to be your lover", ici en version William Bell.

Repris quelques années plus tard par Dilated Peoples, avec "Worst comes to worst", produit par Alchemist, avec le petit featuring du regretté Guru, et un très beau clip en prime. Enjoy.







vendredi 23 avril 2010

mardi 20 avril 2010

Ganstarr Paradise

"Premier in the rear with the beats and cuts, And Guru with the mic ready to tear shit up" disait donc le deuxième nommé dans l'excellent - parmi tant - morceau The rep grows bigga, niché dans l'album Moment of truth, sorti en 1998.

Guru est donc mort dans la nuit, après avoir vaincu un premier coma voilà plusieurs semaines. Guru c'est une entité, un pionnier, une légende, complètement indissociable malgré leurs mauvais rapports sur la fin du DJ culte de Gangstarr et producteur de génie, DJ Premier. Les imaginer l'un sans l'autre malgré les projets solo revenait à Véronique sans Davina, Tom (ou Ben) sans Jerry, Simon sans Garfunkel etc etc...

Pionniers du rap, d'autant que leur style s'ancrait dans une démarche très new-yorkaise des anées 90, à savoir du rap Zulu Nation, sur des prods jazz et mellow, des lyrics progressistes et cultivées, à l'image de De la Soul, et évidemment A Tribe Called Quest...


Difficile de prendre un mythe par un seul bout, donc on peut rappeler pêle-mêle que Guru est né Keith Elam en 1966 dans le quartier chaud Roxbury à Boston. Très vite, il grimpe dans la galaxie hip-hop avec son flow presque monocorde, décontracté du slip, et un timbre presque aussi chaud que celui de Common. Son pseudo était les initiales de Gifted Unlimited Rhymes Universal...

Le duo Gangstarr est né en 1987, pour sortir ensuite Step in the Arena (1991) et Daily Operation (1992). Ensuite, il est "executive producer" avec Primo du classique de Jeru, The Sun Rises in the East (1994). Puis le groupe sortira d'autres albums, DJ Premier deviendra ce monstre des platines et de sons, et Guru sortira de son côté les compils Jazzmatazz, à la qualité inégale mais qui osent le crossover entre rap et jazz, rap et r'n'b. Et des duos avec des pointures comme Isaac Hayes, Marsalis, Herbie Hancock, et les potes comme Erykah Badu, The Roots, Q-Tip...Sans oublier notre Mc Solaar national avec "Le bien, le mal" en 1993...

Et comme souvent c'est sa musique qui en parle le mieux, on glissera ici trois morceaux immenses de Gangstarr, parmi un florilège difficile à séquencer : Full Clip, The Rep grows bigga, et Code of the streets. RIP.








dimanche 18 avril 2010

Session de rattrapage

Les amis, il me taraudait depuis la publication de mon top 10 des morceaux de hip-hop US de tous les temps tout ça tout ça d'y adjoindre un petit amendement, sous la forme de deux ajouts. Malgré les pressions des puristes, il ne s'agit pas d'y rajouter des morceaux "pionniers" signés KRS, Rakim ou Grandmaster Flash, non par goût puisque je les idolâtre, ni par manque de respect envers leur culte inestimable, mais pour une question d'émotion tout simplement.

Le même sentiment d'ailleurs qui me fait ici changer mon top 10 en top 12, avec deux morceaux supplémentaires complètement new-yorkais, avec les rois du rap de la Grosse Pomme des années 90 puis 2000, Notorious BIG et Jay-Z.

Le premier, immense parmi les immenses, et déjà célébré dans ce classement via Ten crack commandments, revient ici avec LE tube ultime qui aujourd'hui encore à NYC rend les dance floors émus, et où tous âges et toutes couleurs de peau mélangées
reprennent in extenso couplets et refrain (c'est du vécu).
Il s'agit donc du remix de One More Chance, morceau à la base pas top de l'album Ready to Die, mais dont la version reboostée en 1995 a fait sonner les charts. Sean Combs à la prod évidemment, ce qui explique le sample ultra-grillé de Debarge, "Stay with me", une ligne de basse très coquine, et le BIG qui se la joue matou et matois, vulgaire et Roméo à la fois, lâchant pour la postérité des rimes cultes et du name dropping (sur les frères Wayans).







Le deuxième morceau nous vient du grand Jay-Z, sur son premier album cultissime, qui n'a presque pas vieilli et s'écoute encore superbement, Reasonable Doubt en 1996. Et cette chanson donc, Dead Presidents part II, au sample lugubre et sublime (Lonnie Liston Smith) aux paroles émouvantes, avec le fameux sample de la voix de Nas sur le refrain qui aurait débuté leur fameux "beef".





samedi 17 avril 2010

Badabim

Sublime, forcément sublime...

lundi 12 avril 2010

On est les champions ?

Entre 122 couches et 2456 biberons, le week-end sport m'a offert deux petits plaisirs que je pensais enfouis dans les âbymes de la compétition. A savoir, compétitivement et footballistiquement parlant, la place de leader du classement consolidée par Marseille chez nous, et chopée après de longs mois intermilanais par la Roma en Italie...

Si la très belle série des Marseillais enchante beaucoup de monde et moi le premier - suffit par exemple de recenser les nombreux avis sur le "titre" entendus hier soir lors du match face à Nice - je préfère la jouer finaude, en me drapant dans le pénible "match après match" tant honni chez nos entraîneurs. Pourquoi ? La superstition, sans doute. Trop d'espoirs perdus (Courbis 99, Gerets l'an passé), des fins de saison en eau de boudin, des impasses imprévues et une ville qui tire la tronche (remember Lyon au mois de mai dernier, au Vélodrome, même si Bordeaux semblait alors bel et bien intouchable).

On résume pour l'OM : superbe série de victoires, talent, panache, collectif, fièvre populaire, calendrier favorable, et Bordeaux qui se noie dans son propre petit bain. Ok. Mais "match après match quand même", et hier soir ne pas oublier que c'était "seulement" Nice.



Si on traverse les Alpes, on rit et on se frotte les mains de voir qu'après quatre scudetti froids, dépassionnés, et dont tout le monde se branle en majorité, l'Inter est (un peu) tombé de son arrogant piédestal, laissant la première place à l'une des plus belles équipes du monde, la dynamique AS Roma. Symbole suprême, le but de l'inusable idole Totti lors de la victoire devant l'Atalanta- qui pourrait d'ailleurs revenir en Squadra Azzura. Un nouveau titre de champion à la clé, après celui de 2001 ? Stay tuned, amichi mei.

Et surtout écoutez le commentaire qui suit !!




samedi 10 avril 2010

Précis, pointu

Absent quelques jours pour cause de double paternité prenante mais magnifique, je glisse ici presque sans commentaires un des buts les plus sublimes, du meilleur footeux des années 2000, Ronnie contre Chelsea. Enjoy.