mardi 20 avril 2010

Ganstarr Paradise

"Premier in the rear with the beats and cuts, And Guru with the mic ready to tear shit up" disait donc le deuxième nommé dans l'excellent - parmi tant - morceau The rep grows bigga, niché dans l'album Moment of truth, sorti en 1998.

Guru est donc mort dans la nuit, après avoir vaincu un premier coma voilà plusieurs semaines. Guru c'est une entité, un pionnier, une légende, complètement indissociable malgré leurs mauvais rapports sur la fin du DJ culte de Gangstarr et producteur de génie, DJ Premier. Les imaginer l'un sans l'autre malgré les projets solo revenait à Véronique sans Davina, Tom (ou Ben) sans Jerry, Simon sans Garfunkel etc etc...

Pionniers du rap, d'autant que leur style s'ancrait dans une démarche très new-yorkaise des anées 90, à savoir du rap Zulu Nation, sur des prods jazz et mellow, des lyrics progressistes et cultivées, à l'image de De la Soul, et évidemment A Tribe Called Quest...


Difficile de prendre un mythe par un seul bout, donc on peut rappeler pêle-mêle que Guru est né Keith Elam en 1966 dans le quartier chaud Roxbury à Boston. Très vite, il grimpe dans la galaxie hip-hop avec son flow presque monocorde, décontracté du slip, et un timbre presque aussi chaud que celui de Common. Son pseudo était les initiales de Gifted Unlimited Rhymes Universal...

Le duo Gangstarr est né en 1987, pour sortir ensuite Step in the Arena (1991) et Daily Operation (1992). Ensuite, il est "executive producer" avec Primo du classique de Jeru, The Sun Rises in the East (1994). Puis le groupe sortira d'autres albums, DJ Premier deviendra ce monstre des platines et de sons, et Guru sortira de son côté les compils Jazzmatazz, à la qualité inégale mais qui osent le crossover entre rap et jazz, rap et r'n'b. Et des duos avec des pointures comme Isaac Hayes, Marsalis, Herbie Hancock, et les potes comme Erykah Badu, The Roots, Q-Tip...Sans oublier notre Mc Solaar national avec "Le bien, le mal" en 1993...

Et comme souvent c'est sa musique qui en parle le mieux, on glissera ici trois morceaux immenses de Gangstarr, parmi un florilège difficile à séquencer : Full Clip, The Rep grows bigga, et Code of the streets. RIP.








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire