lundi 31 mai 2010

Brown Sugar


Je connaissais pas ce mec, Shannon Brown, ex-Cavs et néo-Lakers, au physique improbable et au nom de star du R'n'B, mais il décolle sèvère. Voici deux mix de ses dunks les plus impressionnants, porté par une détente de grand malade. On commence par un dunk raté qui aurait pu être le geste du millénaire. On termine par un contre sauvage sur sa personne...








As sampled from #6

En lumière aujourd'hui, le joli morceau "Petite Fleur", popularisé par Chris Barber ou Sydney Bechet, repris par le regretté groupe pseudo-improvisé "The Firm" qui réunissait en 1997 Nas, Cormega, AZ et Foxy Brown. Et un tube éphèmère, magnifiquement produit par Dr.Dre, "Phone Tap". Enjoy, people.



As Catwoman said

vendredi 21 mai 2010

Merry Barry

La plus belle scène de l'un des plus beaux films de l'histoire...

mercredi 19 mai 2010

Bilan, perspectives

Les championnats de foot du Vieux Continent sont désormais terminés, vous n'échapperez évidemment pas à un billet "bilan" sur les enseignements et réalités du ballon rond européen...
Moteur, action.

France : Ricard, Chablis et polémiques

Etrange, la fin de saison en Ligue 1. Entre un parcours bordelais soi-disant faussé par les témoignages d'affection de la FFF à Laurent Blanc, quand les maux semblaient pourtant plus anciens et plus profonds, et la mouise de Lillois qui auront sans hésitation pratiqué le plus beau jeu français de l'année, on oscillait entre la joie légitime pour les Marseillais et le goût bizarre du truc qui foire un peu.

Sur Bordeaux, qu'on soit fan ou pas, difficile de ne pas relever l'inouïe catastrophe de la deuxième partie du championnat. Les Brésiliens, Chalmé et certains autres auraient-ils trop abusé lors des fêtes ? pensaient-ils que le championnat était déjà joué ? les matchs ratés par Ciani, pourtant ex-recrue de l'année, face aux Espagnols ou Lyon ont-ils conditionné la suite ? Entre ça, l'imbroglio Blanc, ces salauds de médias évidemment, la méforme de Gourcuff à l'entrée de l'hiver, les blessures et une incroyable mouise face au but lorsque tout semblait entrer auparavant, 2010 fut une véritable année horribilis pour les Girondins. Sans Europe, sans avenir défini, et sans Chamakh, salué comme il se doit pour son implication sur plusieurs saisons.

Pas besoin d'en remettre une couche sur Marseille, dont le titre fut vécu en direct par votre serviteur et salué dans ces mêmes colonnes. On pestera donc en faveur des Lillois, qui méritaient largement la "Champions" pour leurs nombreux efforts, leurs matchs-référence, et leur jeu à petites touches et petits espaces, relevé par le mirifique duo Gervinho-Hazard. Peut-être une prochaine fois. Concernant Auxerre, on a enfin retrouvé le bon vieux public français et les 60 millions de râleurs - plutôt calmes cette saison au regard de la belle qualité du championnat - prompts à s'exciter sur la présence des Bourguignons en C1 l'an prochain.

Et pourquoi pas ? Au-delà de la rélle indigence du contenu de son jeu par moments, Auxerre n'a beau pas être sexy avec des trognes comme Jelen ou Pedretti, ça défend solide et serein, ça marque des buts, et ça mérite d'y aller. En tous cas pas moins que Toulouse, explosé par Liverpool l'an passé, ou Guingamp, dynamité par l'Inter Milan au Roudourou en 97...Et ça reste, ne l'oublions pas, le meilleur moyen d'aller mater de la Champions League à 1h45 de Paris, avec chablis et petits fours dans le cornet.

Pas grand-chose à raconter sur le reste, on a bien aimé les réactions d'orgueil chez les promus de Ljuboja, Thil et du jeune coach manceau Arnaud Cormier. Chez les joueurs, on retiendra les saisons, en vrac, de Lucho Gonzalez, Kevin Gameiro, Yohan Cabaye, Anthony Le Tallec, Eden Hazard, Issar Dia, qu'on aimerait tous pécho à l'OM l'an prochain...




Enfin, rien de nouveau sous le soleil du PSG. On pisserait dans un violon en fustigeant les débordements de supporters, ou en chargeant le club et les pouvoirs publics considérant que ce problème est par nature imprévisible, presque insoluble, qu'il dépend des capacités cérébrales de gens perdus pour la science, et en partie des résultats du club. Il ne faut pas oublier que cela donne lieu à des images saisissantes de violence, à un piètre spectacle pouvant conduire à la mort, et à une ambiance toujours plus puante autour du Parc, pour le simple passant, la famille en goguette voire le journaliste venu simplement faire son taf.

Sur les résultats, il suffirait sans doute pour la première fois depuis 1994 que le club affiche des objectifs modestes en début de saison, pour ne pas alimenter les fameuses "crises du PSG", devenues un marronnier. J'ai beau ne pas être fan du club, Paris et le Parc méritent mieux. Comme en témoignent ces étonnantes images, soulignées par mon ami Tertulia Sporting Club, en tribune Auteuil lors du match face à Montpellier...




Angleterre : implacable machine

Bah, après tout...Chez Honky on préferera toujours Liverpool, voire Manchester United pour son lot de légendes (Keane, Giggs, Rooney) à Chelsea, sorte de quintessence du foot business clinquant des années 2000. Mais rien à dire, ou presque, sur la saison mammouth des Blues, l'extraordinaire Drogba, les très bons Flo et Nico, les scores-fleuve. Manque une Ligue des Champions, maintenant. Mais tout sauf un scandale. La faillite de Liverpool est bien plus problématique et difficile à vivre. Et chapeau, encore une fois, à Wayne Rooney, pour une saison hors du commun.



Espagne et Italie : usines à trophées

En Liga, on se dit limite que l'événement de l'année restera l'élimination du Barça par l'Inter en Ligue des Champions, renvoyant aux orties les panégyriques sur "l'équipe du millénaire" et ce si beau jeu, légitimement loué la saison passée. Mais bon sans Iniesta la plupart du temps, avec le pseudo-psychodrame Henry, et dans la foulée du "hold-up du siècle", toujours mal digéré au Camp Nou, le départ d'Eto'o PLUS 45 millions (on a toujours du mal à y croire) pour un Zlatan qu'on adore, mais qui a un relativement foiré ses débuts.

Merci donc à l'Inter d'avoir enfin donné des migraines à Guardiola sur la manière de contrer le feu latin des Catalans, merci à Barcelone et à un Real honni ici mais souvent énorme, d'avoir fait durer le suspense jusqu'au bout, et difficile de se quitter sans revoir des extraits de la saison de l'extra-terrestre Léo Messi.



Enfin, l'Inter justement, qui comme Barcelone a chopé un nouveau titre presque comme à l'entraînement, décontracté du protège-tibia, grâce au meilleur coach du monde et qui mériterait aisément de remporter la "Champions". Chez Honky on l'a déjà dit, on préfère le Milan AC et surtout la Roma, mais entre Mourinho, la réussite insolente des transferts (Eto'O, Milito, Lucio, Sneijder et Thiago Motta) on est forcé de s'incliner. Et on regardera dépité la très belle saison réussie par le "nouveau Francescoli"

vendredi 14 mai 2010

Don Diego


Petit retour rapide et en retard sur la finale de l'Europa League, un match regardé en diagonale entre trois biberons, pas excellent mais pas désagréable, mais le BIG GAME livré par Diego Forlan, attaquant urugayen qui croisera la route de la France et de sa défense en chantier en Afrique du Sud, restera dans les rares mémoires des losers qui s'interessent encore à l'ex-coupe de l'UEFA.

Le mec baptisé "Furlan" par Thierry Roland a inscrit les deux buts de la victoire au meilleur moment, tout en finesse et puissance, après avoir éliminé Liverpool presque à lui tout seul en demi. Critiqué dans les tribunes de Calderon pour son (relatif) manque d'efficacité cette saison, celui qui mélange le physique de Simply Red, Difool et Karel Poborsky, est pourtant un buteur des plus solides.




Pichichi en 2005 (25 buts) et la saison dernière (32 !) il en est à 18 cette année en Liga. Mais l'ex-Mancunien a permis, presque sur ses seules épaules, au "deuxième" club madrilène de remporter son premier trophée européen depuis...48 ans.


lundi 10 mai 2010

Totti Frutti

L'Empereur a encore frappé. Lointain descendant des princes et seigneurs de la Ville éternelle, Francesco Totti a prouvé une nouvelle fois hier que son empreinte sur le foot italien sera longue à effacer.
D'autant que son joli coup s'accompagne cette fois d'une belle histoire de contexte. Quelques jours plus tôt, l'attaquant avait été exécrable et justement expulsé lors d'une finale sulfureuse de la Coupe d'Italie face à l'ennemi de saison, l'Inter Milan. Critiqué, il attendait tapi dans l'ombre des vestiaires de faire ce que font les grands joueurs ainsi placés le dos au mur.

A savoir, marquer. Et deux fois, s'il vous plait. A la lutte jusqu'aux dernières secondes du championnat avec les Milanais, bousculés et menés hier par le Cagliari 1-0, les joueurs de l'AS Rome ont privé San Siro d'une fête programmée, en s'imposant 2-1 grâce à Totti. Puis Totti. Pas encore suffisant sans doute, on verra samedi, pour choper le titre.




Si ce dernier a plaisanté hier sur sa "dernière saison en activité", il est un véritable Panthéon à lui tout seul. Palmarès solide, avec 1 scudetto et quelques coupes dont la Coupe du Monde, 244 buts en 569 matches avec la Roma. Et surtout une fidélité sans faille à sa ville natale, où il est encore plus qu'une star, aidé peut-être par des émoluments de 458.000 euros mensuels...
A 33 ans, l'âge du Christ.

jeudi 6 mai 2010

Les Seigneurs

"Y'a rien là ?" Aaah même presque 48h plus tard, c'est toujours aussi bon. Il parait que plastronner avant c'est idiot et risqué, et plastronner longtemps après c'est idiot et pénible, donc autant en profiter et plastronner pendant.

Beaucoup de choses ont déjà été dites et écrites sur ce titre de l'Olympique de Marseille, et s'il suscite une sorte d'adhésion respectueuse, c'est tout simplement parce qu'il est beau, propre, logique, et à 3 journées de la fin forcément mérité.

Pour la première fois donc depuis 1992, on a eu 9 kilomètres de bouchons à l'entrée de la ville trois heures avant le match, un feu d'artifice installé sur les projecteurs géants, une communion intense du Vélodrome, et un festival de morceaux épiques et frissonnants à la fin du match : "We are the champions" répondait à "Jump" de Van Halen, qui lui-même se superposait à l'hymne de la Ligue des Champions (heureusement d'ailleurs que le "DJ" s'est arrêté là, on aurait pu aller jusqu'à Charly et Lulu, Boli et Waddle, ou Magic System)





J'ai pas spécialement envie de revenir sur le match, dont on s'est rapidement branlé pour parler du titre (une heure après je savais - sincèrement - plus qui était l'adversaire), et qui n'aura pas (les notes de l'Equipe ont rarement dépassé 5) été un sommet technique, loin de là. On retiendra les comportements de Heinze et Lucho, le courage de captain Niang, la bonne entrée de Ben Arfa, et puis bien évidemment l'ambiance de furieux qui aura suinté du stade, d'une heure avant sous la flotte et torse nu (11 degrés, un putain de temps de breton) aux chants qui n'auront pas baissé d'un octave pendant 90 minutes, à la banderole dédié à DD "entraineur ou joueur, tu fais notre bonheur", qui a ému - visiblement - l'intéressé...







C'est d'avantage la saison qui aura nos attentions, parcours tendu et enlevé comme un conte de fées à tiroirs, les premiers matches peu convaincants, la blessure de Lucho et Deschamps qui essuient les premières critiques du microcosme. Mais aussi la douloureuse Ligue des Champions, où l'équipe volera en éclats faute d'avoir déjà construit une assise défensive et collective solide. Reste ce match à Milan (1-1), ou Marseille a retrouvé un comportement européen un soir d'hiver.

Et puis le passage en 2010, comme une gigantesque heure d'été qui illumine la Commanderie, et une palanquée de victoires-référence, à Monaco, face à Lyon, et toutes les petites autres, et la Coupe de la Ligue où un groupe était définitivement né. Sans oublier, enfin, les petites histoires personnelles, de Valbuena à Morientes en passant par Deschamps lui-même, choisi par Diouf et finalement adoubé par le public comme héros définitif de la ville.

Seul petit regret, le boulot qui aura imposé un tryptique Vélodrome-ordinateur-hôtel sans en passer par la case Vieux Port, et même s'il ne s'agissait que de mecs en survêtement bourrés qui se jetaient dans l'eau crasseuse, on aurait aimé faire un peu plus partie de ce moment d'histoire, dont on pourra dire "j'étais là"...

mardi 4 mai 2010

LeBron, la brute

Bon je commencerai ce post par la fin, puisque j'entends déjà les commentaires de mon ami et partenaire de parquet Xavier D'Almeida, sorte de mélange entre Manu Ginobili et Rex Chapman, selon qui "LeBron James MVP mouais d'accord, mais ça fait pas un titre".
Certes. Mais King James vient tout juste de remporter son deuxième titre consécutif de Most Valuable Player, et si on peut en penser ce qu'on veut, ce jeune garçon est en train de vivre une carrière prodigieuse, ayant entre autres pour lui une élégance et une force mentale rarement vues à ce niveau, et à cette précocité.


(Pour l'anecdote, David Stern est commissionner de la NBA depuis 150 ans, c'est pas possible jamais il passe la main ce mec ?)


A 26 ans - il en fallut 28 à Jordan pour son premier titre NBA - LeBron James semble déjà avoir accompli une carrière. Peut-être l'habitude de le voir dans les pubs et highlights, peut-être sa jeunesse et ses grandes oreilles aperçues dans le documentaire More Than a Game, sur son équipe de lycée, de facture 100% ricaine (larmes, drames, violons et ralentis) mais avec de très jolies scènes de camaraderie, et surtout l'accompagnement de l'explosion du phénomène.


Depuis son arrivée dans la Ligue en 2003, James aligne des statistiques de mammouth. Soit 27,8 points par match, 7 passes et 7 rebonds. On ne compte plus ses présences dans les Top Ten, ses paniers décisifs, ses dunks à 1m au-dessus du cercle, ses danses sur le banc.
C'est d'ailleurs l'une des raisons du désamour qu'il suscite, on lui reproche son arrogance, lorsque dans un monde ultra-médiatisé le moindre sentiment, qu'il soit excès de confiance, timidité ou vraie mégalomanie, est hypertrophié et passe systématiquement pour arrogance et prétention.
L'intéressé s'en moque comme de son premier bandeau, et entre nous quelle vedette - Magic Johnson excepté sans doute - n'a jamais brillé un jour par son arrogance ? Prenez en vrac Malone, Jordan, Thomas, Parker, O'Neal, Bryant, on est pas spécialement dans la modestie et la maîtrise de soi...


King James déroule donc son bonhomme de chemin, avec ses diamants bling et ses épaules de monstroplante, explose les compteurs, mais - louange à Xavier - chute chaque année en playoffs. Nous en sommes dans l'ordre des saisons à deux échecs en saison régulière, un deuxième tour, un sweep en 2007 face aux Spurs en finale, un autre 2e tour, une finale de conférence...
Avec une équipe digne de ce nom, LeBron James parviendra certainement à enfiler cette fameuse bague qui fait entrer dans le cercle fermé des gloires éternelles. Sans doute avec les Cavs, voire avec les Knicks. La rumeur le donne partant là-bas depuis un moment, avec un cocktail explosif (et vendeur de maillots) la star, la ville-lumière, Jay-Z, les tentations, les playoffs...mais New York en basket part de très loin ces dernières années. James un peu moins.