mardi 4 mai 2010

LeBron, la brute

Bon je commencerai ce post par la fin, puisque j'entends déjà les commentaires de mon ami et partenaire de parquet Xavier D'Almeida, sorte de mélange entre Manu Ginobili et Rex Chapman, selon qui "LeBron James MVP mouais d'accord, mais ça fait pas un titre".
Certes. Mais King James vient tout juste de remporter son deuxième titre consécutif de Most Valuable Player, et si on peut en penser ce qu'on veut, ce jeune garçon est en train de vivre une carrière prodigieuse, ayant entre autres pour lui une élégance et une force mentale rarement vues à ce niveau, et à cette précocité.


(Pour l'anecdote, David Stern est commissionner de la NBA depuis 150 ans, c'est pas possible jamais il passe la main ce mec ?)


A 26 ans - il en fallut 28 à Jordan pour son premier titre NBA - LeBron James semble déjà avoir accompli une carrière. Peut-être l'habitude de le voir dans les pubs et highlights, peut-être sa jeunesse et ses grandes oreilles aperçues dans le documentaire More Than a Game, sur son équipe de lycée, de facture 100% ricaine (larmes, drames, violons et ralentis) mais avec de très jolies scènes de camaraderie, et surtout l'accompagnement de l'explosion du phénomène.


Depuis son arrivée dans la Ligue en 2003, James aligne des statistiques de mammouth. Soit 27,8 points par match, 7 passes et 7 rebonds. On ne compte plus ses présences dans les Top Ten, ses paniers décisifs, ses dunks à 1m au-dessus du cercle, ses danses sur le banc.
C'est d'ailleurs l'une des raisons du désamour qu'il suscite, on lui reproche son arrogance, lorsque dans un monde ultra-médiatisé le moindre sentiment, qu'il soit excès de confiance, timidité ou vraie mégalomanie, est hypertrophié et passe systématiquement pour arrogance et prétention.
L'intéressé s'en moque comme de son premier bandeau, et entre nous quelle vedette - Magic Johnson excepté sans doute - n'a jamais brillé un jour par son arrogance ? Prenez en vrac Malone, Jordan, Thomas, Parker, O'Neal, Bryant, on est pas spécialement dans la modestie et la maîtrise de soi...


King James déroule donc son bonhomme de chemin, avec ses diamants bling et ses épaules de monstroplante, explose les compteurs, mais - louange à Xavier - chute chaque année en playoffs. Nous en sommes dans l'ordre des saisons à deux échecs en saison régulière, un deuxième tour, un sweep en 2007 face aux Spurs en finale, un autre 2e tour, une finale de conférence...
Avec une équipe digne de ce nom, LeBron James parviendra certainement à enfiler cette fameuse bague qui fait entrer dans le cercle fermé des gloires éternelles. Sans doute avec les Cavs, voire avec les Knicks. La rumeur le donne partant là-bas depuis un moment, avec un cocktail explosif (et vendeur de maillots) la star, la ville-lumière, Jay-Z, les tentations, les playoffs...mais New York en basket part de très loin ces dernières années. James un peu moins.


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