lundi 27 septembre 2010

Never alone


Plus de respect, ma bonne dame. Les valeurs, même les plus cultes et ancestrales, se perdent, même si concernant les rivalités historiques de fans anglais c'est de bonne guerre et un peu moins assassin que les bastons mortelles des années 80. Cette violence soi-disant "éradiquée" du foot anglais, la bonne blague, alors que la politique de tri social permise par le coût exorbitant des billets a simplement déplacé le hooliganisme vers les divisions inférieures, mais bon c'est pas le sujet ici.

Il concerne le mythique "You'll never walk alone", que les amateurs m'excusent, chant culte et symbole des scousers, ou fans de Liverpool pour soutenir les leurs, écrite pour une comédie musicale en 1945, popularisée par l'après-guerre, reprise ensuite pas un pannel aussi varié que Elvis, Johnny Cash, Pink Floyd (avec Fearless), des groupes punk etc etc, et hymne également des clubs du Celtic Glasgow ou de Sankt Pauli en Allemagne...









Dans ce chant, il est en gros question de "Continue de marcher, avec l'espoir dans ton cœur, Et tu ne marcheras jamais seul, Tu ne marcheras plus jamais seul" et c'est évidemment plus beau en anglais, chanté par 40.000 poitrines.
ET DONC j'ai découvert récemment en discutant avec un journaliste de l'AFP fan absolu de foot et de tribunes en général, que des clubs rivaux - enfin leurs fans - avaient tourné en ridicule cette chanson pour mieux moquer la pauvreté endémique de Liverpool et sa région, l'hymne devenant (niark niark) "You'll never get a job"...












Ce qui donne évidemment lieu à de jolies passes d'armes en tribune. Dans un esprit "banderole" : méchant, de mauvaise foi, provocateur mais tellement indispensable. Tiens d'ailleurs, trouvaille pour trouvaille, je vous glisse ce blog qui a réussi à réunir le meilleur du pire des banderoles de foot de Ligue 1/Ligue 2 de ces dernières années, avec du Ribéry, du "vos pères inventaient le cinéma" et autres joyeusetés dedans...

Nostalgie NBA, épisode #1

Big up à MONSIEUR Kevin Johnson, ex-meneur des Suns période finales 93 et nouveau maire de Sacramento (Californie), qui m'a fait un clin d'oeil hier sur Twitter après que j'ai mis en lien cette vidéo, et ce dunk culte...

jeudi 23 septembre 2010

A la Turque












Bow to the king


Bon c'est vrai, j'aurais pu reprendre la main avant, notamment pendant ce Mondial de basket où certaines de mes photos ont filé sur Facebook ou Twitter (à suivre dans mon prochain post). Mais entre Twitter, justement, la (double) paternité, les congés, la flemme, tout ça...inspiré par le hermano montpeliérain Tertulia, je remets moi aussi, doucement pour recommencer, les mains dans le bouzin pour divertir les masses férues de sport et autres activités décontractées.

Actuellement en train de terminer la bio "définitive" (pas d'autre terme en l'espèce) d'Eric Cantona par le brillant Philippe Auclair, j'ai eu envie de glisser 2-3 vidéos du King. Bon vous me direz que je me foule pas pour un retour, c'est vrai. Mais c'est déjà ça et je fais ce que je veux. D'autant que, sans être spécialement original, il est difficile en tant que fan du foot et de football "total" - soit offert par des caractériels géniaux comme Diego, Canto, Hagi, Stoichkov, Archavine, Benarbia, Van Bommel ou...Raynald Pedros - de résister à une telle légende...



Ce livre (en anglais pour le moment, la trad française est attendue bientôt) fourmille comme il se doit d'anecdotes savoureuses, notamment glissées par des pontes du foot de sa Majesté, on y comprend que seuls des "pères de subsitution" comme Roux, Mézy ou Ferguson ont su utiliser une telle perle en lui faisant confiance, on y entend des vertes et pas mûres sur Tapie, Goethals ou Howard Wilkinson, et de la description des buts cultes à l'analyse superbe de la personnalité de "Picasso", on ressort ému, ébloui, à jamais fan comme un gamin...

Puis comme le foot c'est la vie, les footeux restent des hommes, avec leurs défauts, leur immaturité, leurs coups de sang, leur excès face à des injustices trop personnelles, et à l'époque on restait pas dans le bus on en fracassait les vitres...
Et on peut ressortir la vidéo de son retour de suspension, en 1995 contre Liverpool. Les vibrations du public font toujours autant frissonner...